Faune envahissante

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Faune envahissante

Les espèces exotiques envahissantes sont des animaux ou des plantes introduits par l'homme dans des zones se situant hors de leur habitat naturel. Elles s'installent, se propagent et ont de graves conséquences sur l'écosystème et les espèces indigènes.

Les espèces exotiques envahissantes sont la deuxième cause d'extinction des espèces au niveau mondial. Leur impact est gigantesque et bien souvent irréversible. Elles représentent une menace considérable pour l'écologie, l'économie et la santé. Elles font aussi concurrence aux espèces indigènes, infectent les espèces cultivées ou domestiquées et peuvent même répandre des allergies ou des agents infectieux.

La dispersion des espèces exotiques envahissantes est directement liée aux déplacements et aux actions de l’homme mais aussi à la circulation de l’eau.

Le ragondin

Le ragondin est un mammifère originaire d'Amérique du Sud, introduit en Europe au XIXe siècle pour l'exploitation de sa fourrure. Tous les individus présents en Europe proviennent d'évasions ou de lâchers volontaires. Présent dans seulement quelques départements français lors de son introduction, il est désormais présent dans plus de 70 départements. Il craint le froid et les hivers rigoureux leur sont fatals.

Le ragondin est reconnaissable à ses quatre grandes incisives orange tirant sur le rouge.

Dans son environnement d'origine, les populations de ragondins sont régulées naturellement par leurs prédateurs, comme le caïman et le puma. Dans les pays où il a été introduit, il n'a aucun prédateur naturel à l'âge adulte. Les jeunes ragondins sont eux les proies de mammifères prédateurs comme la fouine, ou des oiseaux comme le busard des roseaux et la chouette effraie.

Le ragondin vit dans les milieux aquatiques d'eau douce, parfois faiblement salée. Il s’installe dans les rivières, fleuves, mais aussi dans les fossés et canaux reliant les marais.
Il creuse un terrier de 6 à 7 m le long des berges. Ce terrier possède en général plusieurs entrées, dont sous l’eau. Dans certaines régions où les ragondins sont très présents, les terriers participent à la déstabilisation des berges.

Rongeur herbivore, il s'adapte très vite aux ressources disponibles sur son territoire. Il consomme ainsi une grande quantité de plantes et notamment des cultures comme le maïs, le blé. Il peut également manger des moules d'eau douce.

Le ragondin influence et transforme considérablement son habitat. Il est classé parmi les nuisibles dans plusieurs pays européens, dont la France.

Il est accusé en particulier de :

  •     Dégrader et mettre à nu des berges favorisant leur érosion progressive ;
  •     Fragiliser des fondations d’ouvrages hydraulique par le réseau de galeries ;
  •     Dégâts causés aux cultures (céréales, maraîchage, écorçage dans les peupleraies…) ;
  •     Menace sur certaines espèces végétales (surtout aquatiques) à cause d’une surconsommation ;
  •     Destruction des nids d'oiseaux aquatiques ;
  •     Transmission de maladies telles que la douve du foie ou la leptospirose.

Dans certaines régions, il fait l'objet de plans de lutte collectifs, à l'échelle de dizaines de communes. Les méthodes de lutte contre le ragondin sont les mêmes que celles autorisées pour les autres espèces nuisibles : tir au fusil, tir à l'arc, piégeage, déterrage... L'empoisonnement, interdit depuis 2006, a été responsable d'importantes nuisances sur l'environnement, tuant d'autres animaux et représentant un risque sanitaire pour l'homme.

Fédération départementale de groupement de défense contre les organismes nuisibles

Dans la Vienne, la Fédération départementale de groupement de défense contre les organismes nuisibles (FDGDON) est chargée d’organiser la lutte collective avec des piégeurs volontaires.
Contact : 05 49 68 60 44.